Nous vivons une période politique inédite. Depuis 20 ans, les capitalistes du monde entier n’ont cessé de crier victoire et d’assurer que le laisser faire libéral et la loi du marché, allaient amener au bonheur les peuples du monde entier. Depuis un an, ce système connait l’une des plus importantes crise de son histoire, révélant son incapacité à répondre aux besoins de l’humanité par sa nature aussi injuste qu’inefficace. Démonstration est faite que le capitalisme n’est ni amendable, ni « moralisable ». Les conséquences nous les connaissons trop bien car nous les vivons au quotidien. En France depuis un an ce sont 450 000 postes de travail qui ont été détruits, 72 000 entreprises qui ont fait faillites, et plus de 600 000 jeunes supplémentaires au chômage. Les tenants de l’ordre établit font évidemment mine de dénoncer ses excès, de trouver des boucs émissaires comme les traders, de trouver des fusibles comme les banques, pour mieux évacuer le débat sur la mise en cause du système lui même, qui permet, autorise et incite ces « excès ». Cette tentative de diversion ne poursuit qu’un seul but : sauver le système pour permettre au capitalisme et à ses serviteurs d’asseoir et de pérenniser leur domination. Ils ne renoncent pas, bien au contraire. Au cœur de l’offensive de la droite : l’emploi et la formation. Leur objectif ? refonder totalement la finalité et les contenus de la formation initiale pour transformer radicalement le marché du travail. Ainsi, les « remèdes » à la situation des jeunes préconisés par la droite et le Medef ont invariablement le même goût : maxi insécurité pour mini salaires, mini droits pour maxi profits. Leur rêve ? Faire de nous des individus isolés et courbés devant les chefs, utilisant nos savoirs et nos savoir-faire à faire fructifier leurs capitaux, habitués à se satisfaire des miettes qu’on nous donne sans réclamer autre chose… Leur moyen ? S’appuyer sur nos aspirations pour mieux en dévoyer le contenu, substituer leurs réponses d’atomisation et de mise en concurrence des individus à celles que nous voulons imaginer tous ensemble. A l’inverse de cette offensive régressive, la situation appelle à la construction de réponses neuves pour renverser complètement les logiques C’est pourquoi les jeunes communistes ont décidé de lancer une campagne de luttes et de propositions sur l’emploi et la formation. Cette campagne nous la voulons ouverte et rassembleuse. Cette campagne nous décidons de la mener en changeant de braqué. Depuis 2002, le MJCF a été de toutes les luttes, de tous les combats, de toutes les mobilisations. Si nous avons été un des acteurs incontournables de cette période en fournissant les outils de compréhensions et d’analyses des projets rétrogrades de la droite auprès des jeunes, nous n’avons souvent eu que peu de temps, pour avancer sérieusement des batailles sur notre projet et nos propositions. C’est exactement l’ambition que se donne cette campagne : sortir de l’unique réponse aux projets de la droite. Désormais les questions c’est nous qui allons les poser et le calendrier l’imposer ! Ce que nous voulons, c’est répondre aux situations d’urgences concrètes que vivent les jeunes tout en dessinant d’autres perspectives en termes de choix de société. Répondre à l’urgence, c’est ce que nous allons faire en exigeant la mise en place de notre système d’allocations et la conversion des emplois précaires en emploi stable. Faire vivre d’autres logiques, c’est ce que nous faisons quand nous proposons de coupler ces allocations à un système de nouveaux droits pour les jeunes en termes d’accès au logement, aux soins, à l’emploi, à la formation, aux transports, à la culture et à la citoyenneté. Cela en posant une question simple : « l’argent pour l’argent ou alors l’argent pour satisfaire les besoins humains ? » Affirmer ces droits, ce n’est pas demander « l’égalité des chances », c’est exiger les conditions nécessaires à chacun pour se former et travailler dans de bonnes conditions. C’est être en capacité de faire des choix pour sa vie en tant que citoyen, délivré du chômage et libéré de la loi du marché. C’est le sens du combat pour des droits nouveaux, en commençant ici par les questions d’emploi et de formation. Cette campagne sera marqué par de nombreux rendez-vous. D’initiative coups de poings au table ronde régionales, les jeunes communistes ont bien l’intention de faire parler d’eux dans les prochains mois ! Pas pour eux mêmes, mais bien pour être toujours plus utile à changer la vie des jeunes et la société.
Cette campagne peut et doit être victorieuse !