DEPLACEMENTS. Oui à la baisse des prix, non à la gratuité. Dès la rentrée prochaine, les abonnements aux transports en commun perdent quelques euros. Explications.
Coup de chaud dans les bus de l’Agglo. Avec le soleil, les abonnements TCAR vont fondre de quelques euros. Dès la rentrée prochaine, le ticket annuel plein tarif passera de 380 € à 350 €. Même cure d’amincissement pour le billet mensuel demi-tarif, dont le prix dégringole de 26 € à 22 € par mois. Le titre à l’unité et le carnet de dix voyages, en revanche, stagnent à 1,40 € et 11 €. « C’est la première fois, à ma connaissance, qu’il n’y a pas de hausse des prix, souligne Yvon Robert, vice-président de l’Agglo en charge des transports. Le but est d’inciter les usagers à s’abonner, car plus les gens prendront des abonnements, plus ils prendront les transports en commun. » Les titres boudés par le public, comme les tickets « découverte » deux ou trois jours, seront supprimés. Et pour simplifier le passage en caisse, l’Agglo a décidé de ne plus faire de distinction entre les seniors, les jeunes de moins de 26 ans, les familles nombreuses, etc. Désormais, il y aura un plein tarif et un seul demi-tarif. « Et le trajet reste gratuit pour les bénéficiaires du revenu de solidarité active et les demandeurs d’emploi. » Ce qui représente 15 % des trajets. Malgré la demande des jeunes communistes (lire notre édition du 1er juin) la gratuité pour tous n’est donc pas à l’ordre du jour. Selon Laurent Fabius, président de la communauté d’Agglo, « nos abonnements sont parmi les moins chers de France. Et prendre les transports en commun toute l’année coûte déjà dix à vingt fois moins cher que se déplacer en voiture. Si on voulait passer à la gratuité pour tous, cela représenterait 18 millions d’euros d’impôts supplémentaires par an ! » Pas sûr qu’à ce tarif-là les contribuables soient d’accord… Mais mettre la main au portefeuille doit valoir le coup pour les adeptes du bus et du métro. « Selon des études, la gratuité n’est pas la préoccupation première des usagers. En revanche, ils attendent de nous des bus plus fréquents et plus réguliers. Et c’est en améliorant le temps de chaque rotation que l’on pourra augmenter le nombre de bus. » D’ici l’automne, l’Agglo compte plancher sur les points noirs de la circulation qui retardent les autocars. La création de tronçons réservés ou la mise en place de petites déviations seront étudiées. Pour des bus payants, mais à l’heure.
Céline Bruet