Il y a une nette massification du nombre d’étudiants en Assemblée générale : selon un dernier comptage, plus de 35 universités sont bloquées, fermées ou fortement perturbées. Une hausse continue qui montre que la dramatisation orchestrée par le gouvernement autour de certaines intervention policières violentes, ou parfois de débordements, ne marche pas. Des nouveaux barrages filtrants ont été installés à Chambéry, Orléans (sciences), Paris XII et Rennes I. Les administrations de cinq universités ont en outre décidé de la fermeture des sites bloqués : Aix-Marseille I, Grenoble III et Paris IV-Sorbonne, Lyon II et Brest (lettres).
La ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, Valérie Pécresse, a reçu aujourd’hui une série d’organisations étudiantes (excluant certaines pourtant au cœur du mouvement) ainsi que la Conférence des Présidents d’Université. Elle a bien évidemment refusé toute possibilité d’abrogation. Mais elle a aussi refusé de s’engager sur une programmation pluriannuelle détaillée des moyens pour les universités.