Depuis les débuts la crise systémique du capitalisme, les promesses de moralisation du système fleurissent. Pendant ce temps la tristement célèbre banque Goldman Sachs jouait au poker avec l’économie grecque ! En effet, c’est cette banque qui a cumulé le plus de bénéfices pendant la crise des subprimes Elle a décidé de prêter l’argent à la Grèce pour remplir son déficit et en même temps spéculer sur son impossibilité de rembourser ce déficit ! L’étroitesse des relations entre Goldman Sachs et l’économie hellénique est issue de la gestion du gouvernement de droite précédent. Le gouvernement socialiste actuel n’a pas eu le courage de s’affranchir du diktat du capitalisme financier... Ce plan de désinvestissement de l’État en est la principale conséquence.
Le plan d’austérité imposé aujourd’hui à la Grèce remet en cause nombres de droits des salariés gagné de haute lutte : le report de deux ans, à soixante-trois ans et demi, de l’âge moyen de départ en retraite, des réductions des salaires des fonctionnaires, des ponctions sur les dépenses sociales, une hausse de la TVA... Tout est bon pour sauver le patronat et le secteur financier de la crise qu’ils ont provoqué. Aujourd’hui le pays est mis sous tutelle par l’Union Européenne. La grève générale lancée hier par toutes les organisations syndicales et forces progressistes a montré si il le fallait que le peuple grec ne laissera pas les eurocrates de Bruxelles décidé de son sort.
Selon la Confédération générale des travailleurs grecs (GSEE), la grève a été suivie à 100 % dans plusieurs secteurs d’activité, à 70 % dans l’industrie et dans les banques. Même les sans-papiers ont défilé hier dans les rues d’Athènes, portant des autocollants « Stop Frontex », le plan européen contre l’immigration.
Dans cette lutte, le parti communiste grec (KKE) joue un grand rôle. Plus de 45 000 manifestants battaient le pavé dans Athènes, en deux cortèges (l’un mené par les grandes centrales syndicales regroupant plus de 30 000 personnes, l’autre à l’appel du Front de lutte syndical (Pame), émanation du KKE.
Jusqu’alors sourd aux contestations, ce gouvernement, mené par le Pasok (parti Socialiste), entendra-t-il maintenant les citoyens ? De nouvelles mobilisations sont d’hors et déjà prévues pour mars, avril et mai.
Retraites amputées, dépenses sociales rationnées, les prétendues solutions sont les mêmes partout en Europe.
Alors contre ces politiques imposées par l’Union Européenne, mobilisons nous dans toute l’Europe pour construire l’alternative !!!